Augmentation de l’obésité infantile : mais pourquoi ?

Personne n’a pu passer à côté, c’est un fait, les français ne cessent de grossir, et les enfants ne sont pas épargnés. On estime aujourd’hui qu’un enfant sur trois est en situation de surpoids ou obèse en France.

1 enfant sur 3 obèse

MAIS POURQUOI ?

La réponse la plus fréquente va être d’accuser la malbouffe, mais vous seriez surpris (en tout cas moi je l’ai été) de voir que les causes sont beaucoup plus complexes et nombreuses que cela. Voici les principales que j’ai pu lister :

  • L’évolution des habitudes alimentaires

Alors oui là c’est évident, les tentations sont grandes pour les gourmands de nos jours, on peut facilement trouver un distributeur de friandises, ou autres douceurs, mais vides de vitamines et autres oligoéléments indispensables pour le bon fonctionnement de l’organisme. On prend également moins de temps pour manger, notamment pour le déjeuner où les fast-foods prennent de plus en plus d’importance. À la maison, les parents prennent moins le temps de mijoter des bons petits plats qui sont facilement remplacés par les préparations industrielles beaucoup plus riches (on ne jette pas la pierre, on fait ce qu’on peut avec le temps que l’on a !).

  • Une sédentarisation excessive

Vient ensuite la deuxième cause la plus évidente : la diminution de la pratique sportive. De plus en plus d’enfants ne pratiquent aucune activité sportive en dehors de l’école et rejoignent l’école en voiture ou bus, ce qui engendre la consommation d’énergie par les muscles de leur organisme réduite… il en est de même pour les adultes (pas de jaloux) !

  • Le grignotage

En plus du manque d’exercice physique, le tendance du grignotage (qui n’existait pas chez nos aïeux qui travaillaient dans les champs) s’installe et favorise des apports caloriques non dépensés.

  • L’influence de la télévision et des tablettes

Et oui, il y a beaucoup d’avantage à notre monde connecté, mais il y a aussi des inconvénients, et certains ont des répercussions directes sur la santé de nos enfants. Certaines études ont démontré que le temps passé à regarder la télévision (ou une tablette) durant l’enfance peut être considéré comme prédictif d’une obésité à l’adolescence, selon une enquête récente de l’INSEE, les 4-6 ans passent 2h22 tous les jours devant la télévision, les 7-10 ans restent 2h53 (et oui c’est énorme !).

  • Le manque de sommeil

On n’y pense pas souvent, mais le sommeil a un rôle très important sur l’organisme, il joue le rôle de régulateur pour bon nombre de choses. Plusieurs études ont démontré que les risques de surpoids accroissent chez les enfants qui ne dorment pas assez. Cela vient du fait que l’organisme de ces enfants produit moins d’hormones régulant l’appétit, qui sont fabriquées pendant le sommeil.

  • Les prédispositions génétiques

Alors oui il faut le dire, nous ne sommes pas tous égaux devant le surpoids. Tout le monde n’aura pas une morphologie filiforme, c’est comme ça. A part attaquer nos parents, on n’y peut pas grand-chose… C’est ainsi que certains enfants vont en « profiter » plus que d’autres. On estime que si l’un des parents est obèse, l’enfant a 40% de risque de l’être également à l’âge adulte et si les deux parents sont obèses, l’enfant a 80% de risque de le devenir.

  • Catégories socio-économiques

Enfin, on constate que la prévalence du surpoids et de l’obésité est plus importante chez les catégories socio-économiques les moins favorisées, moins exposées aux messages nutritionnels que les autres. De plus, pour des raisons culturelles et économiques, elles ont souvent moins facilement accès à une alimentation équilibrée (fruits, légumes, viande, poisson et céréales) et privilégient une alimentation très énergique mais de faible densité nutritionnelle.

Voilà les causes que j’ai pu trouver, il en existe sûrement d’autres. Mais comme quoi il ne faut pas blâmer uniquement l’alimentation, même si avoir un bon équilibre alimentaire est la base d’une bonne santé !


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3 réflexions sur “Augmentation de l’obésité infantile : mais pourquoi ?

  1. Suzanne dit :

    C’est vrai qu’on a tendance à tout mettre sur la malbouffe mais c’est effectivement un ensemble de paramètres !
    J’avoue qu’ici ça nous arrive de passer au Gros Quick ou au Mac Gros (comme mon chéri les appelle) quand on a la flemme de faire à manger surtout quand on rentre tard, après avoir fait deux heures de route après notre virée chez les grand-parents.
    La grande fait du judo et la petite fait de la danse.
    Quand il fait moche dehors, on n’a pas vraiment envie de sortir mais j’essaie de privilégier des activités manuelles ou des jeux de société avant de céder sur un dessin animé.
    Mais des qu’il fait beau, on essaie de prendre l’air !
    On essaie de réduire au maximum les plats tous préparés et on a habitué les filles à ne pas grignoter en dehors des repas.

    • mapetiteassiette dit :

      Il ne faut pas se priver de tout, et les exceptions dans les fast-foods font souvent plaisir aux enfants. On fait comme on peut, je pense que tout est question de modération…

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